Commémoration virtuelle de la mort de François II Rákóczi

 

François II Rákóczi occupe une place particulière dans notre mémoire nationale. Leader de la guerre d’indépendance menée contre les Habsbourg, il reçoit le soutien de son allié, le roi Louis XIV. En 1711, il est contraint à l’exil. Il quitte la Hongrie et, passant par la Pologne et l’Angleterre, il rejoint la France par le port de Dieppe en janvier 1713. Il reste à la cour du Roi-Soleil jusqu’à la mort de celui-ci. Il passera les deux dernières années de son émigration française au Couvent des Camaldules à Yerres et, après de nombreuses péripéties, finira par être arraché à la quiétude de son refuge spirituel par les aléas de la politique mondiale. Il meurt sur le sol turc en 1735, mais son cœur est enterré dans ce couvent qu’il a tant aimé.

Plusieurs siècles après sa disparition, le souvenir du prince continue de nourrir les liens qui unissent les deux pays. La ville de Yerres lui rend hommage chaque année en présence de la délégation d’Oroszlány, ville hongroise jumelée, des représentants du comitat Borsod-Abaúj-Zemplén et de l’Alliance Rákóczi. Cette année, la pandémie ne permet pas d’honorer cette belle tradition vieille de plusieurs décennies. La commémoration prendra donc une forme différente. Grâce aux possibilités offertes par nos ressources en ligne, nous vous proposons les images de l’exposition qui s’est tenue au Musée Rákóczi de Sárospatak, ainsi qu’un extrait des Réflexions sur les principes de la vie civile, et de la politesse d'un chretien de François II Rákóczi.

"L’Ordre de la providence nous engage de vivre dans des différents états, ainsi le plus grand art d’un homme, est de savoir vivre de manière qu’il puisse être agréable à Dieu et aux hommes. Les lois du premier établissement l’amour de Dieu et du prochain, comme deux pivots sur lesquels doit rouler notre vie. Or tout amour réglé tant fondé sur la justice, exige qui nous vivions avec chacun comme il convient soit par rapport à nous, soit par rapport aux autres: et c’est ce qui s’appelle politesse. Ces deux rapports font rendre ce que nous devons à notre propre état, et à sa dignité, et ce que nous devons aux autres par ces mêmes raisons, en vue des devoirs que Dieu nous a imposé." (François II Rákóczi : Réflexions sur les principes de la vie civile, et de la politesse d'un chretien)

 

(Exposition Rákóczi de Sárospatak) 


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